VRD les regles
28Août

Viabiliser un terrain : les règles des VRD

Les règles de la voirie et réseaux divers

La viabilisation d’un terrain est la première étape de construction. Les VRD sont soumises à des règles que nous vous expliquons.

Les VRD 2020

Pour faire construire en 2020, il ne suffit pas d’acquérir un terrain et de choisir un architecte. Parmi les nombreuses obligations à observer, les travaux de voirie et réseaux divers représentent la première étape.

Les VRD : viabiliser un terrain à partir de 2020

Le terme VRD inclut l’ensemble des travaux en lien avec la voirie et les réseaux divers lors d’aménagements urbains et de génie civil. Pour les particuliers, viabiliser un terrain comprend :

  • Les canalisations d’alimentation en eau potable ;
  • Des canaux d’évacuation des eaux usées et eaux pluviales ;
  • Les raccordements aux réseaux d’assainissement ;
  • Les réseaux d’alimentation en électricité et gaz ;
  • Les réseaux de téléphonie et souvent de la fibre optique
  • Les voies publiques d’accès : routes, chaussées, caniveaux.

Ces aménagements doivent respecter des normes de construction réglementées :

  • en matière de protection environnementale;
  • de distance d’enfouissement ;
  • de signalisation par des codes couleurs.

Terrain diffus ou lotissement ?

Il existe deux types de terrains à bâtir : le terrain isolé vendu par un particulier et la parcelle de lotissement. Bien souvent, le premier est acquis sans aucun aménagement VRD. C’est à l’acheteur de veiller aux travaux de raccordements. Le coût varie en fonction de la proximité ou de l’éloignement du terrain par rapport aux réseaux, de 7000 à 15000 euros. Il convient donc de prendre tous les renseignements nécessaires avant l’achat, afin de veiller au maintien de son budget global. Une visite sur place avec le constructeur est aussi conseillée. Mais si l’achat n’est pas encore finalisé, il faut demander une autorisation au vendeur. Enfin, un rendez-vous en mairie permet une évaluation des dépenses à prévoir. Les terrains groupés destinés aux lotissements sont, pour leur part, d’ores et déjà constructibles et prêts à bâtir. Les parcelles y sont préalablement raccordées aux réseaux :  les boîtiers techniques en limite de parcelle en attestent.

Un investissement immobilier 2020 complet

Bon voisinage et accessibilité assurés

Les lotissements présentent un autre avantage : le bornage y est obligatoire. Vendus « clé en mains », ils comprennent des espaces paysagers, des équipements collectifs et la garantie de mesure au mètre carré près. À l’inverse, le bornage n’existe généralement pas autour des terrains diffus. Celui-ci est pourtant indispensable pour délimiter clairement la parcelle et assurer de bonnes relations avec ses voisins. Le concours d’un géomètre-expert est de rigueur. Les tarifs dépendent des dimensions du terrain, entre 700 et 1500 euros en moyenne. Avant de faire construire sa maison, il faut également étudier l’accès au chantier. Si les artisans doivent porter les matériaux sur une longue distance, faute de pouvoir accéder au site avec leurs véhicules, cela implique des frais supplémentaires. Le chiffrage se fait au cas pas cas mais peut atteindre 30% du coût total de la construction. Par conséquent, et afin d’éviter les déconvenues et les surcoûts, mieux vaut consulter les professionnels avant tout début des travaux.

Étude de sol et réglementation 2020

Une étude de sol est toujours bienvenue pour tout type de terrain. Les craintes quant aux propriétés géologiques sont dissipées ou éclaircies. Avec l’aide d’un géotechnicien, le propriétaire peut anticiper les problèmes et favoriser l’emploi des matériaux adéquats. À noter que si cette étude n’est pas toujours incluse dans le prix de la construction, les architectes se doivent de la faire s’ils veulent être couverts par leur assurance professionnelle. Enfin, et suite aux bouleversements climatiques ayant frappé de nombreux propriétaires depuis quelques années, le gouvernement français a pris des mesures. Ainsi, la loi Élan – Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique – votée fin 2018 institue une obligation relative aux sols argileux. Depuis le 10 août 2020, le vendeur d’un terrain à bâtir doit fournir une étude de sol à l’acheteur d’une telle parcelle. Souvent soumis aux effets retraits-gonflement, ces terrains gonflent avec l’excès d’humidité et se rétractent avec la sécheresse. Il en résulte des dégâts irréversibles tant sur les fondations que sur l’ensemble des structures bâties.

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David Devila