Renégocier son crédit immobilier en 2020
11Août

Renégocier son crédit immobilier en 2020 ?

Négocier un prêt immobilier plus avantageux

Avec la relance économique post-covid, les prêts immobiliers affichent un taux historiquement bas. Le moment ou jamais de renégocier son crédit immobilier en 2020 ?

Bilan du crédit immobilier en 2020

Le mouvement amorcé en 2019 se confirme au premier semestre 2020. En effet, les taux de crédits immobiliers de plus en plus intéressants, appellent à la renégociation immobilère.

Renégociation immo : une tendance 2020 à la hausse

Malgré la crise sanitaire, quelques embellies tendent à soutenir la relance du secteur immobilier. Résolument optimistes, les porteurs de projets maintiennent leurs plans, notamment dans l’acquisition de demeures de luxe. D’autres choisissent de changer de cadre de vie ou pensent à investir dans la pierre. Les propriétaires ne sont pas les derniers à envisager sereinement l’avenir et à souhaiter profiter des avantages de certaines réalités économiques. Les demandes de renégociations ont ainsi bondi de 53% en juin 2020. Cette démarche ne fait que suivre un mouvement global de hausse moyenne de 50% constatée sur les 6 premiers mois de l’année.

Des taux de crédits en baisse historique

Le premier semestre 2020 fait état d’un montant de 15% de crédits immobiliers renégociés parmi les prêts accordés par les banques, soit plus du double de l’an passé. Il en ressort que si la baisse régulière des taux de prêts immobilier interpelait déjà les propriétaires avant le confinement, elle a finalement convaincu. Les démarches relatives à une renégociation de crédit immobilier en 2020 ont certainement été soutenues par l’enfermement collectif. En effet, trop pris par un quotidien effréné, nombre de gens ne prenaient pas le temps de s’y atteler sérieusement. Forcés à l’inaction professionnelle, pour une grande majorité de citoyens, ils ont en revanche fait leurs calculs et enclenché des démarches chronophages. Car le faible taux moyen de 1,29% constaté en juin, abaissé par certaines banques en juillet, est à saisir.

Une renégociation payante ou rien

Si le confinement a encouragé les négociations, ce n’est pas anodin. Les propriétaires manquaient de temps pour calculer le gain éventuel tandis que les banques se montrent souvent réticentes.

Une démarche plus ou moins avantageuse

Avant de se lancer dans l’aventure de la renégociation de prêt immobilier, mieux vaut aplanir toutes les options disponibles. La démarche est complexe et peut surtout se révéler peu avantageuse en cas de mauvais calcul. Il existe globalement deux possibilités : obtenir un taux divisé par deux ou bien réduire la durée de l’emprunt tout en conservant des mensualités identiques. Dans chaque cas, l’économie varie en fonction de la durée totale de remboursement, de la somme prêtée, etc. Les banques sont aussi pointilleuses face aux nouveaux emprunteurs qu’envers les renégociations immobilières. Il faut par conséquent tout prendre en compte, comme les frais de remboursement anticipé et ceux affilés au nouveau crédit. Si l’écart n’atteint pas un minimum de 0,8%, il n’y aura pas de gain réel. Il est parfois peu rentable de se lancer dans cette démarche. Si l’on approche de la fin de son crédit ou si l’on pense à revendre son bien dans les 2 ans à venir, mieux vaut y renoncer.

Comment négocier un crédit immobilier ?

Afin de bien renégocier son crédit immobilier en 2020, les règles de base ne changent pas. L’astuce première revient à utiliser un simulateur et faire jouer la concurrence. Rien de mieux pour convaincre une banque que son intérêt est de faire un geste envers l’emprunteur. Vient ensuite l’accord mutuellement profitable qui jouera en faveur du demandeur : souscrire à un autre produit (PEL ou assurance-vie). Enfin, négocier malin, dans l’immobilier, requiert une règle simple : ne pas attendre ! Il est préférable de se lancer dans ce genre d’opération dans les 5 à 6 premières années du prêt. En effet, on constate que, en moyenne, 50% du montant des premières mensualités remboursent les intérêts. Mieux vaut donc ne pas attendre que ce taux tombe à 15 ou 20%.

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David Devila