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22Août

Prix de l’immobilier en agglomération et alentour

Prix de l’immobilier en agglomération et alentour

Depuis la crise de 2008, les grandes villes françaises ont connu des fluctuations des prix de l’immobilier. Les périphéries ont-elles suivi la même tendance ?

Prix de l’immobilier : les aires urbaines favorisées

Globalement, le coût des logements anciens a connu deux périodes de hausse : entre 2008 et 2011, puis entre 2015 et 2018. De 2011 à 2015, les prix ont baissé, sauf à Bordeaux où l’augmentation est constante depuis 2010.

Évolution immobilière plus favorable en périphérie

Les métropoles françaises sont au nombre de 22 et concentrent 39% de la population. Elles regroupent aussi 43% des emplois, ce qui explique leur forte influence sur le développement territorial. Lorsqu’on examine l’évolution des prix de l’immobilier, on constate pourtant que les aires urbaines subissent assez peu l’influence en provenance des grandes villes. Même dans les métropoles où le marché immobilier est le plus dynamique, l’écart de prix reste important, et en faveur de la périphérie. En période haussière, les disparités sont encore plus fragrantes entre la ville elle-même et l’aire urbaine. Pour rappel, cette dernière comprend le centre-ville, la banlieue et les communes avoisinantes.

Fluctuations du prix des logements anciens

Pour réaliser un investissement dans l’immobilier ancien, le prix des biens dans les métropoles peut être rédhibitoire. À Bordeaux par exemple, les maisons anciennes ont vu leur coût bondir de 42% en 10 ans. Ce n’est cependant pas le cas partout : Grenoble, notamment, accuse une baisse de 17% sur le prix des appartements anciens. Même constat à Brest, Toulon et Dijon, où le prix des logements anciens a diminué de 12%. Depuis 2008, des villes comme Paris ont connu une hausse significative de 29%, alors que Montpellier ou Lille n’ont jamais retrouvé le niveau de prix d’avant la crise immobilière.

Faible impact sur les prix des biens en périphérie

Les métropoles ont une influence directe sur la croissance, le dynamisme et l’attractivité des zones environnantes. En revanche, cela ne semble pas forcément être le cas pour les prix de l’immobilier.

Prix de l’immobilier dans les métropoles et autour

Toujours sur la période 2008 à 2018, on constate des écarts importants dans la fluctuation des prix des biens. Ainsi, aux alentours de Bordeaux, le coût du mètre carré a augmenté de 21%, soit la moitié de la hausse subie par la ville elle-même. Lyon intra-muros affiche une hausse de 14% du prix des maisons anciennes, contre 1% en extérieur. Quant à Paris, en 2018, les maisons coûtent 3% de plus au mètre carré qu’en 2008, mais 2% de moins en périphérie. Cependant, dans les métropoles les moins cotées, l’écart reste minime : 1% de différence seulement entre la ville et l’aire urbaine pour Dijon ou Grenoble. En bref, plus le marché immobilier est puissant dans la métropole, plus l’écart se creuse avec les zones périphériques.

Comment investir dans l’immobilier ancien ?

Lorsqu’on envisage un investissement immobilier en 2020, la tendance pousse généralement à acheter du neuf. Pourtant, certaines aires urbaines bénéficient de l’influence positive des grandes villes voisines, sans accuser de hausse des prix aussi importante. Les investisseurs ont parfois intérêt à concentrer leurs recherches sur l’immobilier ancien, par exemple pour transformer une maison en immeuble de rapport. Si vous souhaitez mettre sur pied un investissement immobilier, n’hésitez pas à demander conseil. En effet, les professionnels du secteur peuvent vous apporter une aide précieuse et des astuces personnalisées pour consolider votre projet. Enfin, si vous envisagez un investissement locatif, l’achat d’un bien ancien peut vous permettre de bénéficier du dispositif Denormandie.

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David Devila