prets immobiliers 2020

Prêts immobiliers 2020 : taux de refus doublé

Le nombre de crédits refusés augmente

Malgré l’explosion du marché de l’immobilier, les banques durcissent le ton. Car, avec une économie fébrile, le taux de refus des crédits bancaires s’accroît.

Taux pour les prêts immobiliers 2020

Le confinement a donné des envies de campagne et de liberté, loin des grandes villes. Il en résulte une envolée des demandes de crédits immobiliers, couplée à un marché tendu.

Une demande immobilière croissante

La crise sanitaire a obligé les français à rester cloîtrés dans leur logement durant de longues semaines. Les habitants des villes ont durement souffert ce cet enfermement ; en revanche, ceux qui habitent à la campagne, avec un jardin, voire même un balcon ou une terrasse, ont mieux vécu le confinement. Ainsi, après le déconfinement, et pour les citadins, l’idée de changer de cadre s’est alors frayée un chemin. Parmi les conséquences du confinement en 2020 : le rêve d’un quotidien loin des villes, dans des environnements plus aérés. C’est pourquoi, l’achat d’une villa, d’une maison ou d’un appartement en 2020 est devenu un projet de première importance.

Cet engouement pour l’investissement immobilier semble fait pour aider à la relance économique du pays. Il induit, depuis cet été, un marché dynamisé par une croissance de la demande. En réponse quasi-immédiate, les banques ont baissé les taux de crédits immobiliers 2020 pour atteindre un niveau historiquement bas en juillet. L’Observatoire du logement/CSA (du Conseil supérieur de l’audiovisuel) montre ainsi une baisse constante, passant même de 1,29% en juin à 1,25% en juillet, et ce, quelle que soit la durée du crédit.

Une rentrée 2020 incertaine

Bien que la demande augmente sur le marché immobilier et, avec lui, la baisse des taux de crédit, les conditions d’obtention se durcissent. Il apparaît que les taux proposés pour un emprunt bancaire dépendent du profil du client. Si celui-ci est jugé avantageux et sûr, l’établissement peut proposer un taux de 1% sur 20 ans. En revanche, dans le cas d’un emprunteur standard, aucune baisse n’est mise en œuvre. Ce traitement différencié s’accentue avec les inquiétudes liées à la rentrée 2020. Les professionnels du crédit attendent le plan de relance promis. Ils anticipent également les vagues de licenciement comme la fin du dispositif de chômage partiel. Les délais de réponse de prêts immobiliers 2020 atteignent 3 semaines à un mois et le taux de refus a doublé en un an, passant de 5% à 11%.

Les règles financières fixées par le HCSF

Le HCSF (Haut conseil de stabilité financière) fixe annuellement les recommandations en matière d’octroi de prêts immobiliers 2020. Loin d’être obligatoires, ces règles sont néanmoins suivies par une majorité d’établissements bancaires.

Des règles à assouplir ?

Les préconisations du HCSF n’ont pas valeur d’obligations, mais fixent les limites au-delà desquelles de nombreux établissements prêteurs ne s’aventurent pas. La sécurité financière des deux parties est en jeu. Il est évident que, plus la demande augmente, plus les banques ont de la latitude pour prêter à un particulier. Néanmoins, elles se doivent de respecter leurs propres stratégies annuelles. Par conséquent, elles pourraient alors refuser l’octroi de crédits en fin d’année faute d’avoir trop prêté à la fin du confinement. En septembre, le HCSF se réunira pour une éventuelle révision des règles édictées. À ce jour, elles se résument ainsi :

  • Durée maximale de crédit de 25 ans ;
  • Des mensualités de remboursement ne dépassant pas 1/3 des revenus du ménage.

Les professionnels du secteur espèrent un assouplissement qui prendrait en compte le reste à vivre de l’emprunteur pour un taux d’endettement maximal.

Le retour de l’apport obligatoire

Accepter un taux d’endettement maximal de 35 à 38% se fait dans certains établissements bancaires, même s’ils sont rares. La principale cause de refus de crédit bancaire en 2020 et, sans doute en 2021, réside dans la disponibilité d’un apport. Après une large modération encouragée par des dispositifs institutionnels, l’apport redevient une condition sine qua non pour l’obtention d’un prêt. Le taux de refus pour un crédit immobilier est de plus en plus lié à cette progression de près de 20% en un an. Le montant moyen de l’apport demandé est passé de 39.750 à 47.700 euros,  variant selon les régions :

  • 14,1% du montant des prêts dans le sud-est ;
  • 12,8% en région Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • 12,4% en Île-de-France ;
  • 9,3% dans le Grand-Est.

Plus le marché est tendu et les prix élevés, plus la fragilité de certains emprunteurs interpelle les banques. Un assouplissement des recommandations par le HCSF pourrait faciliter le crédit immobilier 2020.

Retour haut de page