Relance immobilière

Immobilier : le plan de relance de la FNAIM

L’Immobilier et le Plan de Relance de la FNAIM

La FNAIM rebondit sur les conséquences attendues de la crise de la Covid-19 et mobilise un plan pour la relance immobilière axé sur 8 propositions.

La relance immobilière 2020 selon la FNAIM

La fédération des professionnels français de l’immobilier sait que 2020 sera une année peu reluisante. Son expertise lui permet de proposer un plan de relance immobilière précis afin d’endiguer cette fuite en avant.

Un plan de relance pour un secteur porteur

Dans un contexte économique très particulier, la reprise s’annonce ardue : en effet le secteur de l’immobilier, point de référence économique, annonce la couleur. La Banque de France prévoit une chute du PIB de l’ordre de 10%, si ce n’est plus. De son côté, la FNAIM sait que la filière immobilière représente une moyenne de 2,5 millions d’emplois. Autant dire que la santé de l’économie française bat au rythme de la crise immobilière 2020 qui s’amorce. Pour endiguer ces prévisions, la FNAIM présente un plan de relance du logement. L’enjeu est de rendre confiance aux Français afin que leur investissement soit un vrai tremplin d’avenir commun.

Une gestion plus souple : digitalisation et loi Nogal

Face aux ralentissements imposés par le confinement, la dématérialisation des transactions immobilières a fait un grand bond en avant. La FNAIM met l’accent sur la nécessité de poursuivre dans cette voie, notamment pour les autorisations sur l’acte notarié à distance et l’accès digitalisé aux services de l’urbanisme. Par ailleurs, le syndicat renouvelle son soutien au statut du tiers de confiance prévu dans la future loi Nogal. Les aléas nés du confinement ont plus que jamais prouvé l’intérêt du mandat de gestion locative garantissant le paiement des loyers et charges par l’intermédiaire de professionnels du secteur.

Des efforts financiers au cœur du plan de relance

Pas de relance immobilière sans contreparties. Entre crédits et fiscalité, la FNAIM cherche à faciliter les investissements.

La rénovation au secours de l’immo 2020

Le syndicat met d’abord l’accent sur l’ancien et ses besoins en matière d’améliorations. Par une extension du dispositif Denormandie, qui encourage la rénovation des logements anciens, la FNAIM entend mobiliser les particuliers. Les artisans locaux et autres TPE ainsi mis à contribution verront leur activité repartir positivement. La vague éco-responsable se doit d’être aussi au cœur du plan de relance. La rénovation énergétique viendra compléter cette revalorisation de l’ancien par un dispositif d’aide unique. Celui-ci devrait remplacer efficacement le CITE (Crédit d’impôt pour la rénovation énergétique) et la prime d’avance sur travaux. La fédération refuse, à ce titre, l’exclusion de certains ménages suivant des critères économiques.

Un crédit immobilier plus accessible

En décembre 2019, le Haut conseil de la stabilité financière fixait deux règles afin de prévenir le surendettement. Il enjoignait les organismes de crédit à fixer la limite de 33% d’endettement et une durée maximale de 25 ans. Face à un retour de la demande et aux refus opposés aux intéressés, la FNAIM souhaite le retour du prêt à taux 0 jusqu’en 2022 pour toute acquisition, même dans le neuf. Le syndicat appelle enfin les banques à financer des travaux collectifs quitte à rogner sur d’autres produits d’épargne.

Une fiscalité plus flexible

Plusieurs axes d’amélioration sont dans le viseur du syndicat avec une attention particulière à l’investissement dans le neuf. En premier lieu, la FNAIM propose un allègement du recours systématique aux taxes sur le foncier. Il existe en effet de nombreux impôts, taxe foncière et autres prélèvements sur les mutations ou les investissements, trop dissuasifs. Ensuite vient une volonté de mettre fin au zonage, dispositif qui participe à la création de déséquilibres infructueux pour le marché.

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