immobilier urbain en 2020-21

L’écologie au cœur de l’immobilier urbain en 2020-21

L’écologie au cœur de l’immobilier urbain en 2020-21

L’’immobilier urbain en 2020-21 est d’ores et déjà influencé par le développement des préoccupations environnementales. De la construction de bâtiments basse consommation à la rénovation énergétique, les projets passent au vert.

Vague écologiste et marché immobilier

Les dernières élections municipales ont vu s’amorcer un net virage en faveur des candidats verts. Des municipalités comme Lyon, Marseille, Bordeaux ou Strasbourg sont désormais tenues par les écologistes.

Efficacité énergétique et sécurité des logements

Les maires EELV affichent une volonté claire de modifier la gestion de leurs villes en matière d’immobilier. Selon certains spécialistes du secteur, cette « vague verte » va modifier en profondeur la politique de logement. Tant au plan local que national, l’accent est mis sur la sobriété énergétique, en particulier dans le cadre des rénovations immobilières. Mais l’écologie va également de pair avec une volonté sociale de lutte contre l’insalubrité des logements. Des accidents comme celui de la rue d’Aubagne, en 2018 à Marseille – lors duquel un immeuble s’était effondré, causant la mort de huit personnes – heurtent profondément les esprits. Le marché immobilier est en passe de subir de profondes mutations, sans parler des conséquences de la crise économique de 2020.

Quel impact sur la construction de logements ?

D’ores et déjà, le courant écologiste semble freiner les grands projets de construction d’immeubles. À Paris, le projet de ZAC à Bercy-Charenton (cinq tours et un gratte-ciel) va être entièrement repensé. Même constat à Lyon, où le nouveau maire écologiste s’est engagé à stopper les constructions de tours à la Part-Dieu. Cependant, selon les spécialistes du secteur, l’immobilier urbain en 2020-21 reste soumis à certains impératifs :

  • l’attractivité des métropoles passe toujours par une forte densité urbaine;
  • les bâtiments multi-fonctionnels sont à privilégier;
  • les matériaux doivent être sains, d’origine naturelle et disponibles en circuit court.

Cependant, la construction de maisons ne devrait pas souffrir des nouveaux objectifs écologiques. Au contraire, les projets immobiliers « verts » ou de type écohabitat devraient se développer.

Les nouveaux enjeux de l’immobilier urbain en 2020-21

Le Conseil de l’ordre des architectes s’est prononcé en faveur des mesures proposées par la Convention Citoyenne sur le Climat. Celles-ci impliquent d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, mais aussi de repenser radicalement la gestion urbaine.

Les objectifs en matière de politique de logement

Le gouvernement affiche deux axes d’engagement : d’abord, inciter les propriétaires, investisseurs, constructeurs et promoteurs à privilégier la rénovation. Ensuite, penser la réhabilitation à plus grande échelle et non au cas par cas. L’organisme de certification immobilière RICS France et Plan Bâtiment Durable qui cherche à fédérer les acteurs de l’immobilier et du bâtiment – ont rendu un rapport fin septembre. Celui-ci développe quatre pistes de travail pour la future politique de logement :

  • développer les projets de rénovation immobilière à l’échelle des quartiers;
  • privilégier la mixité urbaine grâce à des bâtiments multi-usages;
  • faciliter l’aboutissement des projets (dérogations, dématérialisation des démarches);
  • redynamiser la filière BTP en lui donnant les moyens de répondre de façon performante à la demande.

La rénovation immobilière mise en avant

Les architectes sont d’accord pour dire qu’il faut mettre fin à l’artificialisation des sols. Ils rappellent aussi que la rénovation de l’immobilier urbain en 2020-21 ne doit pas être envisagée uniquement d’un point de vue énergétique. La réhabilitation doit également améliorer la qualité de vie, l’adaptabilité des locaux, et augmenter la valeur du bien. Cependant, la majorité des propriétaires fonciers appartient à la classe moyenne, voire moyenne inférieure. Comme l’a rappelé l’ancien ministre du Logement, Julien Denormandie, ces ménages n’ont pas forcément les moyens d’engager des travaux. C’est la raison d’être d’outils comme MaPrimeRénov’ ou le dispositif Denormandie – qui prévoit une défiscalisation pour l’achat de biens anciens avec travaux. Entre fiscalité incitative et menace de malus pour les « passoires thermiques », difficile de dire si c’est la rénovation ou la construction de maisons qui sortira son épingle du jeu

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