05Nov

Comment suivre la construction de votre maison par un constructeur ? – Partie 2

La semaine dernière, nous vous avons donné trois conseils vous permettant de vérifier le bon avancement de votre chantier de construction en veillant à ce qu’il n’y ai pas d’anomalies.

Cette semaine, nous vous donnerons trois astuces supplémentaires.

 

1. Effectuer un point d’étape après chaque appel de fonds

 

A chaque appel de fonds de la part du constructeur, prenez rendez-vous avec lui afin de vérifier l’état d’avancement du chantier. S’il vous est impossible de vous y rendre personnellement, demandez au constructeur un rapport en photos.

Lorsque vous passez par un constructeur de maisons, les appels de fonds sont strictement encadrés par la loi et leur paiement se fait en fonction du stade d’avancement de votre chantier. Demandez donc à votre constructeur de venir constater que l’appel de fonds demandé correspond bien à l’avancée réelle des travaux de construction. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à émettre des réserves.

 

2. Faire réaliser des modifications pendant le chantier

 

Gardez bien à l’esprit que les modifications de dernière minute peuvent vous coûter très cher. Elles peuvent même ralentir votre chantier. Il y a également de nombreuses démarches à réaliser pour faire réaliser des modifications durant la construction. Vous allez devoir demander un devis supplémentaire à votre constructeur en indiquant :

  • Une description complète de la modification avec, si nécessaire, l’établissement du plan correspondant.
  • Le montant des travaux.
  • Les impacts financiers éventuels sur les autres lots.
  • L’impact éventuel de ce délai supplémentaire sur le calendrier de la construction et de la livraison de la maison (remise des clés). L’information doit être la plus précise pour éviter les mauvaises surprises.
  • La mention selon laquelle il n’y a pas d’autres impacts financiers et calendaires que ceux mentionnés dans le devis.

Si ces informations n’apparaissent pas précisément, refusez de signer le devis afin d’éviter que d’autres surcoûts et dérapages de planning ne soient imputés à la modification du projet de construction.

 

3. Que faire en cas de malfaçon ?

 

Une malfaçon est un défaut ou une imperfection de la construction. Il peut s’agir des matériaux utilisés ou de leur mise en œuvre. Dans tous les cas, c’est au constructeur ou à l’entrepreneur de prendre en charge la malfaçon.

Avant d’engager des procédures plus formelles, il convient toujours de demander à l’entreprise d’intervenir pour réparer les malfaçons. Jusqu’à l’année qui suit l’achèvement des travaux, l’entreprise a l’obligation légale de venir réparer les vices cachés et les défauts de conformité, à l’exception des travaux d’usure.

Afin de vous assurer que ces réparations seront bien effectuées, vous pouvez adresser une mise en demeure au constructeur. Spécifiez dans cette lettre recommandée sous quel délai vous souhaitez que la réalisation des travaux soit effectuée.

En cas de non-retour, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à votre assureur pour déclarer le sinistre afin de faire intervenir votre garantie dommages-ouvrage. Vous recevrez une offre d’indemnité sous 90 jours à accepter ou non.

Vous pouvez aussi assigner le constructeur en référé. Cette mesure d’urgence est plus rapide.

 

Voilà nos six conseils pour limiter le risque de mauvaises surprises sur votre construction.

 

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David DEVILA