Acheter des parts de SCPI en ligne

Acheter des parts de SCPI en ligne

L’avenir des SCPI est-il sur le net ?

Comme leur homologues classiques, les SCPI en ligne se portent bien. Ce succès grandissant est-il un feu de paille ou un véritable embrasement ?

L’envol des SCPI en ligne

Ère du temps, nouvelles habitudes de consommation, les sociétés et services en ligne se multiplient. Un parmi d’autres, l’achat de parts en SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) peut donc se faire via internet, sans bouger de chez soi.

Un investissement immobilier pour 2020

Une majeure partie des placements exige souvent un duo complexe de garanties et de rendements. Les incertitudes vont de pair avec de nombreux investissements. Néanmoins, la pierre conserve son statut privilégié et les sociétés civiles de placement immobilier se font la part belle. Même la crise de la Covid-19 n’entache pas la bonne santé de ces acteurs du foncier. Les rendements prévus sur les parts acquises d’ici la fin 2020 oscillent entre 3,7 et 3,9% annuels, d’où une meilleure rentabilité que bon nombre de produits d’épargne. Résultat de la pandémie ou évolution naturelle, il est désormais possible d’acheter des parts de SCPI en ligne.

Le tout en ligne, tendance imparable

Mode, tendance, nécessité de proposer à une clientèle soumises aux injonctions sanitaires ? À l’image de bien des services aux entreprises ou aux particuliers, le monde des SCPI s’étend à internet. La logique semble poussée à son maximum puisque l’achat de parts SCPI représente déjà une prestation dématérialisée. En effet, ces parts foncières sont des investissements sur des constructions futures. Lors de son achat, l’acquéreur n’entre en possession que d’un habitat encore inexistant.

En 2020, il existe plus de soixante SCPI différentes, accessibles uniquement en ligne, soit plus de la moitié du secteur. Il en résulte un vaste choix pour l’investisseur, ce qui lui permet d’acheter uniquement via la plateforme en ligne. Porte d’entrée dans une niche prometteuse, cet accès séduit d’autant plus les petits acquéreurs, puisqu’il  se négocie à partir de 200 euros. L’offre peut inclure des services optionnels ou prescriptions, en fonction de critères choisis par l’investisseur.

Les avantages et les inconvénients à considérer

Sans aucune interaction avec un conseiller, les services de SCPI en ligne interpellent. Sous cette accessibilité se cachent des éléments à surveiller pour tout profil d’acheteur.

Une transaction totalement dématérialisée

Il est aisé et rapide d’acquérir, pour quelques centaines d’euros, des parts de SCPI. L’absence d’échange par courrier, téléphonique ou physique, avec un conseiller, permet d’aboutir à ces tarifs préférentiels pour toute SCPI. Une  société civile de placement immobilier  au fonctionnement classique, implique l’intervention de gestionnaires. Leurs conseils et expertises se monnayent notamment avec une répercussion sur les frais qui font monter les prix.

Les services en ligne proposent ainsi de faire passer de quelques milliers à quelques centaines d’euros l’investissement de base. L’idée est celle de la promotion du conseiller qui sommeille en chacun. Il en ressort des pratiques de souscriptions échelonnées sur plusieurs années ou encore une perception immédiate de revenus.

Des frais de gestion à surveiller

Trois éléments sont à prendre en considération. Outre les risques liés à l’absence de conseils réellement professionnels prodigués par des experts en la matière, des nuances amoindrissent l’attrait financier global. Les prix bas imposent un engagement pendant un minimum de 5 ans. Si le souscripteur revend ses parts avant, il peut être soumis à une commission de retrait de 6% TTC.

Les SCPI traditionnelles incluent généralement ces frais dans les prix des parts. De même, les frais de gestion demeurent les mêmes quel que soit le vecteur choisi pour l’acquisition : 18% TTC par an. Enfin, les montages complexes, propres au fonctionnement des SCPI, apparaissent encore plus nébuleux, voire inaccessibles, sans l’apport qualitatif d’un conseiller avisé. Les risques s’en retrouvent donc augmentés. N’est pas spécialiste qui veut !

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